mercredi 9 septembre 2009

999

On est le neuvième jour, du neuvième mois, de la neuvième année du deuxième millénaire.

Ah! ça aurait été parfait un neuvième millénaire. Comme quoi personne n'est parfait même pas le millénaire.


Au ftour, hier, j'ai mangé un neuf, mais j'ai roté un six.

lundi 15 juin 2009

Fiction Littéraire / Littéraire Fiction

Maarif 13 juin à 11H

Dans l’autobus ligne 9 où personne ne lit jamais, monte à Bab Marrakech une trentenaire à queue de cheval vêtue d’une petite jupe ravissante, qui ouvre le formidable ouvrage : Psychologie des foules de Gustave le Bon. Le temps de me décider à engager la conversation. - Gustave Le Bon, tout de même, ça fait plaisir -, elle descend place espace porte d’Anfa, où monte un adolescent boutonneux avec sa copine non moins boutonneuse, en arborant l’unique roman de Desproges, des femmes qui tombent, dans une vieille édition Le Point.


Ain Diab même jour à 11h30

Une femme habillée d’une Djellaba grise qui a de la peine à remonter dans le même bus, puisque flanquée de trois mômes en bas âge, dont l’un est désespérément accroché à son sein flasque, ainsi qu’un un couffin et un parasol, sortit une paire de lunettes et commença à dévorer aussi goulûment que son rejeton, Berlin de Paul Loup Sulitzer. J’ai vite fait de détourner les yeux des deux.

Bernoussi le cid le 15 juin 23h45

Dans le métro en direction de Cid Bernoussi, embarque un barbu qui tient en main les quatrains d’Al Khayame par Ahmed Rami.

Enfin un local !

lundi 25 mai 2009

Pauvre petit Laroui

Laroui, écrivailleur et chroniqueur perdu, à ses heures perdues, nous a gratifié, nous la plèbe, d’une magnifique diatribe contre le pauvre petit pirate somalien.

Le petit néerlandais de souche, nous explique, que de retour à Amsterdam, il est tombé sur une nouvelle tellement irritante que son petit cœur plein de compassion en a ressenti des palpitations, avec une montée de la tension artérielle. Et comme il n’ y a pas de raisons pour qu’il soit le seul à en souffrir dit- il, il a bien voulu partager.

Il s’agit donc selon lui, des pirates - et non présumés- qui ont été transporté à La Haye pour être jugé dans le tribunal qui en porte le même nom. Seulement voilà ! Misère des misères ! Cause de l’hypertension de notre ami. Ces brigands qui méritent la mort, transportés de leur misérable pays vers la belle Europe, ont eu le culot de demander asile politique, non satisfait du traitement de faveur dont ils bénéficient :

Cellule individuelle, spacieuse et propre
Trois repas par jour
Sport…

En somme, mille fois mieux que la vie quotidienne à Mogadiscio.

Bien évidemment!
Et sur sa lancée, ces petits chenapans ont les yeux plus gros que le ventre et voudraient non plaise à notre ami, profiter de la bonté des européens, et comme ils ont un beau pays, volons le leur !


"J’écris pour dénoncer des situations qui me choquent. Pour dénicher la bêtise sous toutes ses formes. La méchanceté, la cruauté, le fanatisme, la sottise me révulsent". Dixit notre ami.


Tiens ! Moi aussi !

Je propose d’ouvrir un nouveau Guantanamo rien que pour Laroui.
PS:
Si vous êtes haineux, fasciste, raciste ou plus tendrement chauvin et bête. La chronique est disponible sur le site de Médi 1 en date du 18/05/2009, vous pouvez la partager –car ceci est faisable- avec vos amis du même bord. Comme a bien voulu faire notre ami Laroui.

Depeche Mode

11 morts et des dizaines de blessés à la sortie d’un concert. La bousculade est la cause. La bêtise peut continuer.

Il n’y a pas mort d’hommes. Après tout !

Bghite al visa o l’passport ...

mardi 12 mai 2009

Dialogue

J’ai sorti mon plus beau sourire, Le sardonique.

Je vis seul dans un petit appart, où je ne me fais pas chier et où je ne fais chier personne. C’est toujours ça. De la fenêtre je peux voir loin, très loin même. Mais j’ai besoin de mes lunettes pour ça. Une fois, Le représentant du syndic a sonné à ma porte pour réclamer les mensualités en arriérés. J’aurais juré les avoir payer un an à l’avance ces cons. Mon inconscient me joue des tours. L’inconscient s’en va et les écrits restent. Je vérifie rapidement les reçus que je ne retrouve que difficilement. Je sors des billets, les tends. Referme la porte en maugréant. Ne sonne plus jamais à ma porte.

Dans le salon, il y a deux fauteuils, un lampadaire, une télé. Je regarde la télé quand je suis dépité. Une fois éteinte, je me sens mieux.

Je roule dans une voiture qui a quasiment le même âge que toi. Elle est confortable et n’a pas de lubies et surtout que je ne bichonne pas. Elle s’en fout.

J’ai pris dix kilos à force de manger des nouilles chaque soir. Ça ne me dérange pas, les nouilles non plus je crois. Je cuisine bien, mais j’ai horreur de ça les jours ouvrables.

Je ne bois pas en mangeant. Je bois pour me saouler, c’est meilleur pour le foie.

Mon rituel est que je n’en ai pas, et il ne faudrait surtout pas le bouleverser.

Je n’ai pas de chiffre, ni de couleur préférée, ni de parfum.

Je suis aigri. Ne me dis pas pourquoi. Ça te dépasse.

Je déteste les chats, les chiens. Je trouve que leur place n’est pas ici, avec nous autres. Les châtrer est un crime abominable. Amnesty ne fait rien.


Non je ne sais pas de qui tu parles ! Non ! Je connais Michael Jackson par contre.


Tout à l’heure quand j’ai dit que je t’aimais, j’ai menti, je voulais juste baiser. Mais je sais que tu le sais et que tu veux un prétexte valable.

J’oubliais ! Je suis piètre amant.

J’ai une serviette en qui je soupçonne des sentiments, je ne veux pas m’en défaire pour l’instant.

Je dépense tout ce que je gagne, même ce que je ne gagne pas.

Humainement, je suis bon acteur.

Ton nez est magnifique,

Je voulais te faire de la peine en disant que tu étais une sorte de hommasse, j’aurais pu être plus méchant, mais t’allais chialer sur mon fauteuil.

Les hommes sont tous cons est une lapalissade !

mercredi 29 avril 2009

Digression

Nous enlevons à des hommes des forces profondes qui leur sont propres, sans leur donner rien en échange, que des formules abstraites et des ambitions amères d’un espoir né mort.
A la vérité, se dresse l’hypocrisie et non le mensonge.
Devant le matérialisme sordide, brutal, qui s’affirme dans l’Univers entier, seule peut se dresser la puissance de l’immatérialisme. C'est-à-dire rien !

Aimez vous ! Aimez votre prochain ! J’abdique je ne m’aime même pas. Je rêvais longtemps.

L’amour est un acte violent. Un pogrom contre soi même. Tout disparaîtra et le vent l’emportera. Demeurera le rêve.

Je ne rêve plus.

L’histoire enseigne la vie, la vie dérision et dérisoire. Cruelle.

Ballotté dans La houle on ne voit pas la houri, on ne rêve pas. On s’accroche à rien. Mais on s’accroche. Ainsi sont les hommes. Bornés.

vendredi 26 décembre 2008

Muse

C’est ainsi que des papillons nous ont engloutis dans l’amour vaseux, plus fragile que son aile endurcit comme l’élytre de nos cœurs.

J’ai peiné à gosser dans la chair des temps cruels.

Amenez nous des dithyrambiques de vos exploits insidieux

Je vous lance ma muse,

écorchée.

vendredi 19 décembre 2008

Dans ce café, dans cette avenue, dans cette anarchie, l’autre soir, avec de la mélancolie et de la passivité d’un yaourt bulgare. J’ai parlé de tripes. D’envie. Ça tombe bien, c’est l’aïd et des tripes…

Bref !

Sers moi flot
Je suis sable
Fais moi l’amour
Que diable !

Je n’aime pas les discours, mais j’en fais ma profession, à longueur de journée je tue l’ennui assassin, qui a dit que l’amour est aveugle !? L’amour n’est pas aveugle, c’est un fils de pute c’est tout.

Le priapisme régnant me gonfle !

mercredi 22 octobre 2008

AGITATO RELOADED

Je n’avais plus d’encre pour vous écrire

That's why!

mardi 22 juillet 2008

Munitie

Subsiste encore
Aléas et décors
Fin ces temps ci
Jouvence
Ineptie